« Mum, I’m alien pregnant » une folie néo-zélandaise à ne pas louper
« Mum, I’m alien pregnant », en voilà un titre étonnant pour une œuvre. Il est difficile de prédire ce qui nous attend lorsqu’on se lance dans son visionnage, et honnêtement, on peut facilement craindre le pire. Pourtant, ce petit film néo-zélandais m’a surpris par sa qualité, son humour très réussi et sa subtilité. Je l’ai découvert lors de cette édition du Brussels International Fantastic Film et ce fut une belle séance !
On suit Mary, une jeune adulte paresseuse et blasée qui vit encore chez sa mère. Ses journées, elle les passe à mater du porno dans son lit. Un jour, elle rencontre son nouveau voisin, un jeune homme timide et introverti. Celui-ci possède une particularité assez cocasse, il possède un pénis… alien.

© Hot Candle Wave
En effet, il est le fruit d’une nuit d’amour entre sa mère et un visiteur extraterrestre, qui est revenu sur sa planète, en laissant la pauvre femme avec le bébé. Mary, loin d’être révulsée par l’engin hors du commun de son voisin, va vouloir l’observer et malheureusement, elle va tomber enceinte… d’un petit alien.
Un film drôle, absurde et plus malin qu’il en a l’air
Quand on voit de quoi il parle, on se dit que le long métrage avait tout pour être gras et vulgaire et pourtant, il s’en sort très bien. Son humour absurde est parfaitement bien dosé, ce qui frappe directement, c’est l’indifférence des personnages par rapport aux événements abracadabrantesques qui se déroulent autour d’eux. Ce décalage avec les situations fonctionne avec brio.

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Hannah Lynch est fabuleuse dans le rôle de l’héroïne, elle crève l’écran et on s’attache à son personnage. Elle est mal dans sa peau et le cache avec du sarcasme, toutes les punch-lines qu’elle balance sont savoureuses. J’ai également adoré le personnage de la mère. Elle est complètement intrusive et n’est pas gênée de se mêler de la vie intime de sa fille. Elle prend la situation avec une placidité totalement poilante et se réjouit de cet heureux événement. La comédienne Yvette Parsons livre une superbe performance.

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Les sous-textes sont très présents dans l’œuvre. Ici, le long métrage parle de consentement et des dilemmes que cela pose pour une jeune mère de tomber enceinte sans l’avoir initialement prévu. Ces thématiques importantes sont traitées intelligemment et l’humour est suffisamment bien équilibré pour ne pas créer de discordance. Rajoutons à cela des effets spéciaux pratiques excellemment réalisés.

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Le cocon alien est particulièrement réussi, le film parvient à révulser le spectateur, mais sans jamais en faire trop. On pourrait néanmoins reprocher à l’œuvre une certaine répétitivité, on sent parfois qu’elle a été rallongée pour atteindre l’heure et demie. Il n’est pas surprenant puisqu’il s’agissait d’un court métrage à la base. Il s’agit du défaut habituel quand on transpose le format court au long. Cependant, ce « Mum, I’m alien pregnant » reste malgré tout une très sympathique surprise et un long métrage que je vous recommande vivement !
Bande-annonce (ANGL) :
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