Sam Neill dans « Jurassic Park » : retour sur ce film cultissime et intemporel
Pour rendre hommage au comédien Sam Neill qui vient de nous quitter, je voulais revenir sur l’œuvre la plus iconique de sa carrière. « Jurassic Park » et sa première suite, réalisés par Steven Spielberg, qui sont mes films préférés de ce réalisateur. (Oui j’ai bien dit « Jurassic Park » ET sa suite)
Comme pour beaucoup de monde, « Jurassic Park » est un long métrage qui a bercé mon enfance, il fait partie des œuvres qui ont déclenché ma passion pour le cinéma. J’ai beau avoir vu le film d’innombrables fois, j’ai toujours le même plaisir à chaque visionnage.

Le grand Sam Neill dans « Jurassic Park » © Universal Pictures
Je n’ai malheureusement pas eu la chance de le découvrir au cinéma, en effet je n’existais pas encore quand il est sorti. J’ai été moi-même tellement émerveillé quand j’ai vu les dinosaures prendre vie pour la première fois, je n’imagine même pas ce qu’on du ressentir les gens qui l’ont découvert au cinéma. Quel choc ça a dû être lors de la première apparition du brachiosaure ou de celle du T-rex.
L’un des meilleurs divertissements de l’histoire du cinéma
Le scénario, bien qu’il puisse sembler assez simple, est efficace et très bien écrit, c’est un film bien plus intelligent qu’il n’y parait. Il est divisé en deux parties. La première est la découverte du parc et l’émerveillement de voir des dinosaures prendre vie. La deuxième est la désillusion, la perte de contrôle du parc et le combat des protagonistes pour survivre face à un environnement hostile.

© Universal Pictures
On insiste fort sur le fait que la vie trouve toujours un chemin, et que, si l’homme tente de jouer avec la nature, celle-ci se retournera contre lui. Le personnage de Malcolm met en garde Hammond sur la dangerosité de sa création tout le long du film, que mettre des dinosaures dans un monde d’humain créera inévitablement un désastre, peu importe les précautions prises. La deuxième partie du long métrage lui donnera raison. D’ailleurs les protagonistes sont attachants et on apprécie les suivre durant toute l’aventure.
Le professeur Alan Grant est très sympathique et charismatique. Il possède une jolie évolution, au départ il n’aimait pas les enfants, mais il va apprendre à les apprécier lorsqu’il devra protéger Tim et Alex. Comme expliqué ci-dessus, Malcolm est extrêmement complexe, tout ce qui est développé par rapport à sa fameuse théorie du chaos est très fort et intéressant. Le professeur Satler est également attachante, elle est une femme forte et courageuse.

Sam Neill, un héros capable de se sortir des pires situations © Universal Pictures
John Hammond est un rêveur, il représente l’enfant que l’on possède tous en nous. Il se raccroche à son rêve et ne parvient pas à admettre qu’il s’est laissé totalement dépasser par son projet. Spielberg a voulu se représenter lui-même à travers ce personnage, un homme obsédé par le fait d’émerveiller les gens. Tous ces personnages sont en plus interprétés par un casting tout simplement parfait. Sam Neill, Laura Dern, Jeff Goldblum, Richard Attenborough… Tous sont fabuleux dans leur rôle.
Une mise en scène magistrale et des effets spéciaux révolutionnaires
La mise en scène de Spielberg est exceptionnelle. Il parvient parfaitement à nous insuffler la beauté de séquences comme celle du brachiosaure. Il parvient également avec brio à nous faire frissonner lors de la scène de l’attaque du T-rex où des raptors dans la cuisine. Ces séquences de tension sont à la fois spectaculaires et très tendues. À mon sens, aucun cinéaste ne tourne aussi bien ce genre de scène que Spielberg, sa réalisation est fantastique.

Tu veux jouer avec moi ? © Universal Pictures
« Jurassic Park » est aussi une révolution visuelle, c’est la première fois qu’on utilisait le numérique de manière aussi sophistiquée et le film n’a quasiment pas pris une ride. Encore aujourd’hui, les dinosaures ont l’air plus vrai que nature. Les animatroniques réalisées pour le film sont extrêmement impressionnantes, elles sont bluffantes de réalisme et ne vieilliront jamais. Les mouvements des créatures sont d’une fluidité incroyable, on a vraiment l’impression d’avoir un être vivant devant nous. Les images de synthèses sont quasiment irréprochables, elles commencent très légèrement à se voir à certains moments, mais ça reste très léger, car globalement, elles fonctionnent encore à la perfection.

Viens jouer avec papa Sam ! © Universal Pictures
On pointe souvent du doigt les erreurs scientifiques de « Jurassic Park » (la vision du T-rex, les plumes des raptors et leur taille etc…) mais j’aimerais tout de même rappeler que ce film est probablement, tout de même, le long métrage de fiction (j’ai bien dit de fiction) le plus réussi en matière de représentation de dinosaures. Même si des erreurs sont présentes, on sent qu’ils ont fait attention à offrir un portrait correct de ces animaux disparus. Le design du T-rex est par exemple terriblement bien fait, jamais on n’avait aussi bien mis en scène un tyrannosaure auparavant.
Une BO sensationnelle et emblématique
La bande originale de John Williams est tout simplement somptueuse et fait partie des plus belles musiques du compositeur. Elle colle parfaitement à l’œuvre. Le film ne serait pas aussi réussi et marquant s’il n’avait pas été accompagné par cette sensationnelle bande originale. « Jurassic Park » n’est pas une œuvre parfaite à 100 % même si pour moi elle l’est, il y a quelques facilités scénaristiques comme le deus ex machina final, mais ce n’est qu’un petit détail.

Bon, assez joué maintenant… © Universal Pictures
En conclusion, vous l’aurez compris, « Jurassic Park » est pour moi un chef d’œuvre et l’un de mes films préférés. Il s’agit d’une œuvre maîtrisée à tous les niveaux et bourrée de scènes culte. Spielberg éblouit les spectateurs en faisant revivre les dinosaures devant leurs yeux et leur offre un spectacle inoubliable. Rajoutez à cela une mise en scène admirable, des effets spéciaux révolutionnaires et des thèmes intelligents et forts.
Bande-annonce en FR :
Pourquoi « Le Monde Perdu : Jurassic Park » est injustement sous-estimé ?



