« Bob l’éponge : le film » toujours aussi fun et jouissif
« Bob l’éponge : le film » fait pour moi incontestablement partie des meilleures déclinaisons d’une série animée en long métrage. Je suis les aventures déjantées de cette éponge naïve au grand cœur depuis ma plus tendre enfance.
Le regretté Stephen Hillenburg, son créateur, fit preuve d’une imagination débordante en élaborant un univers riche et d’une folie difficilement égalable. Qu’on apprécie ou pas, « Bob l’éponge » est une œuvre unique en son genre, sa marque dans la pop culture est indéniable.

Bob l’éponge : le film © Paramount Animation
« Bob l’éponge : le film » devait à l’origine faire office de conclusion, cependant la volonté du créateur de ne pas trop tirer sur la corde n’a pas été respectée. Les producteurs, suite au succès de l’œuvre, n’ont eu aucun scrupule à poursuivre la série, la transformant peu à peu en une parodie d’elle-même. Une triste fin. Heureusement pour le long métrage de 2004, Hillenburg détenait à ce moment-là encore la maîtrise de son bébé.

Bob l’éponge : le film © Paramount Animation
Une œuvre généreuse et qui fait du bien
On sent la volonté de faire plaisir aux spectateurs, « Bob l’éponge : le film » est une œuvre réalisée avec énormément de soin. Sa générosité est assez inouïe, elle n’a pas peur d’aller à fond dans ses délires et c’est ce qui la rend si drôle et jouissive. L’univers de « Bob l’éponge » n’a jamais été aussi abouti. Le film démarre sur les chapeaux de roues avec des pirates, à la recherche d’un trésor. Le butin ? Des places pour aller voir « Bob l’éponge » au cinéma. Tout l’équipage se rue dans la salle, armé de leur pop-corn.

Bob l’éponge : le film © Paramount Animation
On suit le perfide Plankton, qui élabore un plan machiavélique pour voler la recette secrète du célèbre pâté de crabe. Il s’empare de la couronne du roi Neptune et fait porter le chapeau de son crime au capitaine Krabs. Pour le sauver, Bob et Patrick entreprennent un voyage vers la terrifiante ville de Shell City, dans le but de ramener la couronne royale.
Ici, Hillenburg nous offre une aventure déjantée, bourrée de rebondissements et de scènes iconiques. L’absurdité de certains passages relève souvent du génie, les scénaristes s’en sont donné à cœur joie. Que ce soient les dialogues lunaires entre les personnages, tous aussi zinzins les uns que les autres, ou les diverses péripéties farfelues qu’ils traversent dans leur périple, le rythme ne faiblit jamais en intensité, pour notre plus grand plaisir.

Bob l’éponge : le film © Paramount Animation
Des séquences mémorables
Le passage dans le bar de loubards est l’un de mes favoris. Bob et Patrick tentent de remettre la main sur leur clef de voiture, en s’infiltrant dans l’établissement, après que celle-ci ait été dérobée par un malabar. Supposé faire diversion, Patrick demande simplement aux clients où se trouvent les sanitaires, ne laissant pas le temps à son comparse de la récupérer.
Nos deux héros s’amusent ensuite à faire des bulles dans les toilettes et l’une d’elles arrive au nez du directeur, le mettant très en colère. En effet, les enfants qui jouent à faire des bulles n’ont pas leur place dans cet endroit, sous peine de se prendre une phénoménale volée. Pour les repérer, l’air du « Glouton barjot » est émis, car aucun gamin ne peut résister à l’envie de chanter.

Bob l’éponge : le film © Paramount Animation
Je ne vous dévoile pas comment le passage se conclut, mais c’est tordant. Le « Glouton barjot », c’est la trouvaille du film, une mascotte dont nos héros sont les plus grands fans, sa chanson accompagne tout l’histoire. Lorsque David Hasselhoff lui-même apparaît, je pensais que le film était arrivé à son maximum dans le n’importe quoi. C’est, en effet, la star de « Alerte à Malibu » qui, en les ramenant à la nage, permet à nos héros d’arriver à temps au « Crabe croustillant » et voler au secours du capitaine Krabs. Néanmoins, le long métrage est parvenu à me surprendre en allant encore plus loin dans l’absurdité avec son climax.

Un final saisissant
Ayant repris confiance en lui grâce à son voyage, Bob se transforme en véritable star du rock en reprenant la chanson du Glouton barjot, dans une version très spectaculaire et complètement déchaînée. II s’agit, sans nul doute, de l’un des deus ex machina les plus funs de l’histoire du cinéma.
Bref, « Bob l’éponge : le film » est une magnifique réussite, les créateurs se sont éclatés comme des fous en le mettant en scène et cela se voit, tant le long métrage déborde d’idées et de passages culte. Le long métrage convient parfaitement aux enfants, et leur fera passer un formidable moment. Les adultes apprécieront aussi les nombreuses références et subtilités cachées dans l’œuvre, que les plus petits ne saisiront pas.
Bande-annonce FR :
« Gurren Lagann » : l’anime le plus épique de tous les temps



