La jeune et énergique humoriste bruxelloise est un remède naturel contre la morosité, elle devrait être plus largement diffusée auprès du grand public et remboursée par la Sécurité sociale. Découverte d’une artiste qui monte.

Quel plaisir d’arriver dans un lieu convivial et chaleureux comme le Magic Land Théâtre de Bruxelles sans trop savoir à quoi s’attendre, l’aventure est au coin de la rue et la soirée s’annonce gaie. De Kaoutar je n’avais entendu que des éloges issus d’un bouche à oreilles discret : « Vas-y, tu passeras un bon moment. » Je n’ai pas été déçu.

Elle chante très bien, elle danse avec conviction, excellente imitatrice, elle est drôle et souvent piquante. Tout le monde en prend pour son grade, mais avec esprit et sans méchanceté. Elle ne fracasse pas, elle donne des petits coups qui touchent là où il faut, avec intelligence. Normal pour une sapiosexuelle, une fille attirée par le cerveau des hommes, mais pas que.

Kaoutar vient du « dix trente » comme elle dit, code postal de sa commune d’origine, Schaerbeek, dans l’agglomération de Bruxelles. Née dans une famille nombreuse venue du Maroc, elle a su faire sa place dans une grande fratrie majoritairement masculine, ce qui lui donne un franc-parler très utile dans sa carrière d’humoriste.

La répartie satirique est naturelle chez elle, et chevillée au corps. Ses débuts, Kaoutar les a faits au Kings of Comedy Club à Bruxelles, puis a brûlé les planches d’autres hauts lieux de l’humour, tant en France qu’en Belgique, mettant partout le feu avec ses répliques implacables.

Kaoutar joue sur scène la fille à Haut Potentiel, mais est-ce vraiment un rôle de composition ? Car le potentiel est bien là, et il est haut. Si Kaoutar est encore une artiste qui monte, elle démarre déjà à un certain niveau et son ascension ne fait que débuter.

Bonne route, et beaucoup de plaisir à ceux qui croiseront son chemin !